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Gladys d'Erésys était une pimpante et jeune diplomate yssoise, issue d'une bonne famille de Tyr-les-Bains. A peine était-elle sorti de l'École Pratique Yssoise et avait intégré le Conseyl du Dehors qu'elle avait été dépêché pour rencontrer le gouvernement d'Abalecon et ouvrir des relations diplomatiques. Jusqu'à maintenant, le gouvernement yssois avait axé sa diplomatye vers le sud de l'Archipel, et avait au final malgré sa position géographique, que peu de contact avec le nord.

Elle se présenta à l'aéroport après être descendu de l'avion, aux douaniers, présentant sa lettre de mission et exprimant son souhait de rencontrer le gouvernement abaleconnais. Les douaniers quant à eux, ne se décidaient pas si c'était l'accent de la demoiselle ou si c'était son habit (un grand caftan bleu, serré à la ceinture et décolleté) qui était le plus étrange. Néanmoins, Gladys était assuré d'avoir une réponse quant à sa demande, un ou une yssoise à l'étranger, même un humble roturier touriste fait toujours parler de lui.

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Alors qu'il était à l'aéroport pour annuler son billet d'avion pour le Kolozistan, le gouvernement sur place semblant l'avoir interdit de séjour, Vlad  aperçu une diplomate yssoise en attente de rencontrer les plus hautes instances du pays.

"Ys... Ys.... Ah c'est pas vous qui avez la peste et qu'il faut pas toucher pour éviter toute contamination?"

L'air songeur, il se mit brusquement à hausser le ton :

"Mais que font les autorités ?! C'est un scandale ! Il y a un problème avec le service des quarantaines ?.... Vous voulez que les gens meurent et pire que tout, qu'ils ne puissent plus se lever pour aller bosser pour raisons médicales?"

Soudain, un agent aéroportuaire se rapprocha du chef d'entreprise en lui murmurant quelques mots en Abaleconien traditionnel.

"Ah, merci, tu fais bien de me rassurer. C'est dingue ces fausses rumeurs... De nos jours les fake news circulent vite tu sais !"

Face au regard interloqué de l'agent à l'anglicisme prononcé, il répondit aussitôt :

"C'est pas grave si tu comprends pas, c'est un mot d'une langue ancienne issue de civilisations disparues du Micromonde. Cherche "les Etats confédérés ECUA" ou "Armara" dans l'encyclopédie, ça va te cultiver..."

Il se tourne vers la diplomate yssoise :

"Bon,  toi si tu veux sortir saine et sauve de l'aéroport, je te conseille d'aller dans un magasin détaxé pour changer cet accoutrement ridicule. Prends aussi un manteau, il fait froid chez nous"

Il tend une carte.

"Tiens, c'est ma carte de visite au cas où le patronat yssois souhaiterait investir ici"

Modifié par Vlad Jevgèni Luknìšjenko

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Alertés par le remue-ménage autour de cette affaire les services du Maréchal se rendirent sur place pour voir de quoi il en retournait. L'officier aéroportuaire relata les faits. Le colonel Korkalov tâcha d'éclaircir la situation :

- Le susnommé Luknìšjenko pense sans doute qu'il est toujours Chancelier. Je pense que son état psychologique n'est pas très fiable. Les services internement du Grand Asile de Pjedné ont été informés. En attendant, donc...

Il se tourna vers la diplomate yssoise :

- Je vous demanderais de continuer à patienter que notre bien-aimée Matriarche, qu'elle soit mille fois bénie et que Simà lui vienne en aide, se déplace pour vous accueillir. Durant cette période, vous logerez dans une cellule de régulation, et vous serez libre de faire vos emplettes dans le superbe centre commercial de l'aéroport.

Il se tourna vers l'officier :

- Quant à vous, passez le mot à vos subalternes. Le dénommé Luknìšjenko n'est responsable de rien à l'heure actuelle. Sa parole est considérée par le Maréchal comme celle d'un fou au mieux, d'un cloporte, au pire. Par conséquent, s'il venait à revenir dans le secteur, nous vous invitons à mettre tous les moyens en oeuvre pour le neutraliser et le livrer aux services d'internement.

L'officier opina du chef. L'escouade militaire s'en fut aussi vite qu'elle était arrivée. 

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Gladys observa la scène dont elle était plus ou moins à la fois l'actrice et l'élément perturbateur. Ceci d'un œil tout à fait intrigué. C'était la première fois qu'un diplomate provoquait autant de remous. Cela dit, elle laissa faire, c'était le mieux pour le moment. Et bien qu'elle n'était que peu formé aux langues local, Gladys, comprit néanmoins dans les galimatias du premier personnage au moins le mot "mignonne". Métonymie fort pratique pour parler d'une yssoise (qui de toute façon quoi qu'il arrive est mignonne, même les moches sont mignonnes à Ys, c'est dire). Mais elle ne voyait pas en quoi son caftan paraissait ridicule, le dernier modèle de la collection printemps-été de l'an XVIII de chez Givenchys !

Elle conserva cela dit la carte de visite du premier abaleconnais, au moins le volet économique de sa mission semblait être tout à fait concluant, ne restait plus qu'à effectivement profiter de la zone détaxé de l'aéroport. L'yssois est un consommateur zelé, mais encore faut-il lui proposer de la consommation de haute-qualité.

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La diplomate yssoise avait fait le tour des commerces détaxés. Et ça se voyait à en croire les quelques sacs de grand magasins qu'elle avait aux bras. Elle ne s'était pas arrêté au premier bar-tabac venu, mais quasi-exclusivement dans les magasins de luxe. Il faut dire que le Conseyl du Dehors (l'équivalent du ministère des affaires étrangères ailleurs) accordés toujours à ses diplomates des enveloppes assez conséquente.

La soif la tenaillant, elle s'était arrêté dans un troquet, toujours dans la zone détaxé ou elle essaya quelques alcools locaux. Pas d'absynthe hélas, à part une version frelaté sans thuyone et sucré comme pas permis qu'elle ne se permit pas de gouter. Si elle faisait convenablement sa mission (et si les autorités locales ne l'avaient pas oublié), elle aiderait les abaleconnais à rectifier cette erreur.

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La semaine du Chancelier avait été particulièrement mouvementée. Le douanier fit néanmoins savoir qu'il recevrait la diplomatie yssoise le 18 février prochain.

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